Archives pour la catégorie Management

Le groupe EGIS en learning expedition chez IMATECH

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Les entreprises libérées intriguent… Les dirigeants d’autres entreprises sont de plus en plus nombreux à venir visiter Favi, Poult, Chronoflex, Lippi, Imatech… cela rappelle les visites de Toyota par GM ou Ford dans les années 80 et 90. Ces visiteurs sauront-ils percevoir les croyances profondes qui sous-tendent le fonctionnement « libéré » de ces entreprises pionnières ou se contenteront-ils – comme leurs prédécesseurs du monde automobile – de retenir quelques pratiques originales qu’ils isoleront de la philosophie globale qui pourtant fait toute la différence ?

John Lewis, l’équilibre entre bonheur des salariés et réussite économique

Les salariés-actionnaires de John Lewis réunis dans le magasin d’Oxford Street

Encore une petite PME aux méthodes de management alternatives qui affiche de belles performances ?

Pas vraiment !

Avec un chiffre d’affaires de 8 465 millions de £ en 2012 (oui, il s’agit bien de 8,5 milliards de livres sterling !), en croissance de 9% en pleine crise économique, et un résultat opérationnel de 452 millions de £, soit 5,3% du chiffre d’affaires, John Lewis ne passe pas inaperçu dans le paysage des chaines de distribution britanniques.

D’après ses dirigeants, le succès insolent de l’entreprise serait dû à son système de management unique reposant sur une forme de démocratie salariale. La totalité de ses 85 000 salariés est associée. Ceux-ci participent non seulement aux bénéfices du groupe (une prime de 17% du salaire de chaque salarié a été votée l’an dernier) mais également à sa gouvernance : Un conseil d’actionnaires-salariés élus, soumis à un vote de confiance deux fois par an, contrôle le management de l’entreprise.

La culture de l’entreprise a été mise en place dès le début du XXème siècle par John Spedan Lewis, le fils du fondateur du premier « department store » du groupe ouvert à Londres dans Oxford Street. Son approche révolutionnaire fondée sur la conviction que la justice sociale et le bonheur des salariés constituent des facteurs clés de réussite, lui a permis de bâtir un groupe qui a su traverser toutes les guerres et de nombreuses crises économiques en gardant le sourire et des niveaux de résultats exceptionnels dans son secteur.

A lire : article dans « Enjeux Les Echos » d’avril 2013.

Cliquez ici pour accéder à une vidéo en anglais sur l’histoire de John Lewis Partnership

Favi, croire en l’homme et aimer son client !

Et si la réussite en entreprise ne passait pas toujours que par du « plus » : plus d’innovation, plus d’agressivité, plus de communication et de mails, plus de networking, plus d’agitation, plus de reporting, plus de contrôle, etc.

Si au contraire, un retour à l’essence même de l’entreprise permettait de réussir mieux, avec plus d’harmonie et de sérénité, même dans un contexte aussi agité que celui que nous connaissons aujourd’hui ?

Un retour à l’idée que l’entreprise, c’est avant tout des hommes et des femmes réunis pour produire ensemble des biens et des services qui répondent aux attentes des clients. Point barre !

Le film présenté ici trace un portrait passionnant de la société FAVI qui a su faire ce choix d’abandonner les plats préparés du management servis par les consultants en tous genres pour réinventer son organisation autour d’idées toutes simples, de bon sens et qui font sens… et qui sont surtout terriblement efficaces.

Visionnez ce film et vous comprendrez comment le fait de croire en l’homme peut vous faire gagner beaucoup d’argent et vous faire vivre de grands bonheurs en même temps ! (comme quoi les deux propositions ne sont finalement pas totalement antinomiques ;-))

Le film date de 2009 et se termine sur une interrogation relative à la crise qui démarre et au sort que celle-ci réservera à FAVI, PME très dépendante de l’industrie automobile… Alors la fin du modèle ?

Pas vraiment : En 2011, FAVI a réalisé plus de 80m€ de CA pour 10m€ d’EBE (Comptes FAVI), soit des résultats comparables à ceux qu’elle connaissait avant crise !

L’humanisme aurait-il de l’avenir en entreprise ?

Faire de l’entreprise un projet collectif

C’est une vidéo de courte durée (24 minutes). Blanche Segrestin (chercheur à l’Ecole des Mines de Paris) y rénove brillamment le concept de l’entreprise. Elle relativise la conception « actionnariale » que nous subissons depuis le début des années 1970, repositionne l’entreprise comme un projet collectif, une mise en commun de ressources dans le but de créer par l’innovation.
Et pour retrouver ce sens historique, Blanche nous invite à donner un statut à l’entreprise, au-delà de sa définition juridique de « société ». Elle souligne quelques points forts pour l’élaboration de ce nouveau « contrat d’entreprise »:

  • Reconnaître la création collective et donc les parties prenantes
  • Définir un statut pour le dirigeant, devenu moteur de cette dynamique collective au lieu d’agent du seul actionnaire,
  • Redéfinir en conséquence les modalités de nomination / révocation du dirigeant
  • Définir des règles de « solidarité » des parties prenantes (sur le principe de la règle maritime des « avaries communes »)

C’est une vidéo de courte durée dont la densité impressionne et qui nous donne envie d’aller plus loin en  lisant l’ouvrage qu’elle a écrit avec Armand Hatchuel (Refonder l’entreprise [Broché]).

Lien: http://www.youtube.com/watch?v=4XSp52wiacg

Relation entre rémunération et motivation des salariés

La lecture récente d’une discussion sur Linked’in posant la question du lien entre rémunération et performance a attiré notre attention sur ce sujet classique de l’entreprise !

L’idée communément partagée est que la rémunération, notamment sa part variable, est un facteur de motivation fort. En gros, celle-ci serait la carotte qui nous fait avancer et investir notre temps et énergie dans nos activités professionnelles. Ce lien est-il si évident ?

« Non » nous disent les spécialistes du comportement.

Frederick Herzberg, qui a prolongé les travaux du célèbre Abraham Maslow (pyramide de Maslow des besoins humains), propose de … Lire la suite

Dirigeants, et si vous passiez au management en 3D ?

Dirigeants 3D ?

 

Et si l’entreprise était un monde complexe ? Si la finance, le marketing, la stratégie, le management, les ressources humaines n’étaient pas des thèmes isolés les uns des autres comme semble parfois le laisser penser l’organigramme de certains groupes ou le programme de certaines écoles de commerce ?

L’être humain a une tendance naturelle a fuir la complexité. Notre cerveau est conçu pour simplifier en permanence la réalité de manière à nous faire gagner du temps et de l’énergie. Appelons-les « préjugés », « interprétations » ou encore « modèles », peu importe, ces fonctionnements qui ont leur utilité dans certaines circonstances peuvent rapidement devenir handicapants dans d’autres. Ainsi en est-il de la tendance à se focaliser sur un seul aspect d’un problème en ignorant, par habitude ou par paresse, d’autres dimensions qui pourraient se révéler importantes et avoir des conséquences à long terme. C’est ce que nous appellerons la « pensée linéaire » ou « pensée tunnel », à l’opposé de la « pensée systémique » … Lire la suite