Oser la confiance !

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La lecture du livre « Oser la confiance » écrit par Bertrand Martin, Vincent Lenhardt et Bruno Jarrosson est un monument. Bon sens, confiance, libération d’énergie et lâcher prise : voilà les recettes qui ont permis à B. Martin de redresser Sulzer de manière spectaculaire.

Un autre exemple, celui de l’entrepreneur lorrain dont l’article suivant raconte l’histoire, semble indiquer que les mêmes recettes simples et de bon sens donnent les mêmes résultats. Alors qu’attendons nous pour libérer l’entreprise de nos vieilles habitudes de management qui paralysent les employés et les empêchent de donner le meilleur d’eux-mêmes ??? http://www.lejournaldesentreprises.com/editions/54/industrie/biens-de-consommation/j-ai-redresse-mon-entreprise-en-la-liberant-06-03-2015-250290.php

Le groupe EGIS en learning expedition chez IMATECH

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Les entreprises libérées intriguent… Les dirigeants d’autres entreprises sont de plus en plus nombreux à venir visiter Favi, Poult, Chronoflex, Lippi, Imatech… cela rappelle les visites de Toyota par GM ou Ford dans les années 80 et 90. Ces visiteurs sauront-ils percevoir les croyances profondes qui sous-tendent le fonctionnement « libéré » de ces entreprises pionnières ou se contenteront-ils – comme leurs prédécesseurs du monde automobile – de retenir quelques pratiques originales qu’ils isoleront de la philosophie globale qui pourtant fait toute la différence ?

Comment concilier bien-être au travail et performance économique ?

Est-il possible de concilier bien-être au travail et performance économique ? Comment trouver de nouveaux leviers d’innovation par une autre approche du management ? Des dirigeants des entreprises de Rhône-Alpes apportent leurs témoignages inspirants sur ces questions et bien d’autres dans cette étude conduite par la DIRECCTE de Rhône-Alpes…

Accéder à l’étude de la DIRECCTE en cliquant ici.

Techné, une entreprise faite pour le bonheur des hommes !

Un nouvel exemple de réussite d’un entrepreneur, Georges Fontaines, qui a souhaité, il y a 30 ans, créer « une entreprise différente faite pour le bonheur des hommes ».

Une activité industrielle employant 350 salariés…mais : des salariés associés dans les SCI propriétaires des murs, pas de pointage et une grande liberté individuelle dans l’organisation du travail, des salaires variables ajustés selon les performances de la production, une transparence totale, des tableaux de bords partagés par l’ensemble des salariés qui se sentent impliqués dans la performance de l’entreprise.

Georges Fontaines était guidé par l’envie de partager plus que de « diriger ». Comme il le dit lui même : « Je n’aime pas commander, car je n’aime pas être commandé ». Sa fille, Marie, désormais au commandes de l’entreprise s’inscrit dans le même projet collectif.

Et ça marche : des clients satisfaits, des actionnaires heureux (cf. les comptes de l’entreprise)

John Lewis, l’équilibre entre bonheur des salariés et réussite économique

Les salariés-actionnaires de John Lewis réunis dans le magasin d’Oxford Street

Encore une petite PME aux méthodes de management alternatives qui affiche de belles performances ?

Pas vraiment !

Avec un chiffre d’affaires de 8 465 millions de £ en 2012 (oui, il s’agit bien de 8,5 milliards de livres sterling !), en croissance de 9% en pleine crise économique, et un résultat opérationnel de 452 millions de £, soit 5,3% du chiffre d’affaires, John Lewis ne passe pas inaperçu dans le paysage des chaines de distribution britanniques.

D’après ses dirigeants, le succès insolent de l’entreprise serait dû à son système de management unique reposant sur une forme de démocratie salariale. La totalité de ses 85 000 salariés est associée. Ceux-ci participent non seulement aux bénéfices du groupe (une prime de 17% du salaire de chaque salarié a été votée l’an dernier) mais également à sa gouvernance : Un conseil d’actionnaires-salariés élus, soumis à un vote de confiance deux fois par an, contrôle le management de l’entreprise.

La culture de l’entreprise a été mise en place dès le début du XXème siècle par John Spedan Lewis, le fils du fondateur du premier « department store » du groupe ouvert à Londres dans Oxford Street. Son approche révolutionnaire fondée sur la conviction que la justice sociale et le bonheur des salariés constituent des facteurs clés de réussite, lui a permis de bâtir un groupe qui a su traverser toutes les guerres et de nombreuses crises économiques en gardant le sourire et des niveaux de résultats exceptionnels dans son secteur.

A lire : article dans « Enjeux Les Echos » d’avril 2013.

Cliquez ici pour accéder à une vidéo en anglais sur l’histoire de John Lewis Partnership

Favi, croire en l’homme et aimer son client !

Et si la réussite en entreprise ne passait pas toujours que par du « plus » : plus d’innovation, plus d’agressivité, plus de communication et de mails, plus de networking, plus d’agitation, plus de reporting, plus de contrôle, etc.

Si au contraire, un retour à l’essence même de l’entreprise permettait de réussir mieux, avec plus d’harmonie et de sérénité, même dans un contexte aussi agité que celui que nous connaissons aujourd’hui ?

Un retour à l’idée que l’entreprise, c’est avant tout des hommes et des femmes réunis pour produire ensemble des biens et des services qui répondent aux attentes des clients. Point barre !

Le film présenté ici trace un portrait passionnant de la société FAVI qui a su faire ce choix d’abandonner les plats préparés du management servis par les consultants en tous genres pour réinventer son organisation autour d’idées toutes simples, de bon sens et qui font sens… et qui sont surtout terriblement efficaces.

Visionnez ce film et vous comprendrez comment le fait de croire en l’homme peut vous faire gagner beaucoup d’argent et vous faire vivre de grands bonheurs en même temps ! (comme quoi les deux propositions ne sont finalement pas totalement antinomiques ;-))

Le film date de 2009 et se termine sur une interrogation relative à la crise qui démarre et au sort que celle-ci réservera à FAVI, PME très dépendante de l’industrie automobile… Alors la fin du modèle ?

Pas vraiment : En 2011, FAVI a réalisé plus de 80m€ de CA pour 10m€ d’EBE (Comptes FAVI), soit des résultats comparables à ceux qu’elle connaissait avant crise !

L’humanisme aurait-il de l’avenir en entreprise ?